Elena Wanvig Dot - Promotion 2019
Le souvenir de mon dernier examen du Baccalauréat International me paraît si récent – et pourtant, voilà plus de cinq ans qui se sont écoulés.
Après mes années à Haut-Lac, j’ai intégré l’Université de Cornell (2019-2023) pour y étudier la biologie moléculaire. J’ai vite découvert que cette voie ne me correspondait pas tout à fait et me suis réorientée vers un diplôme en chimie. Par chance, les cours suivis dans les deux disciplines m’ont permis de décrocher le diplôme en biologie moléculaire et en chimie.
Durant mes études, j’ai eu le grand privilège de travailler plus de trois ans dans le département de biophysique. Ce fut une belle expérience mêlant le froid des chambres réfrigérées au contrôle d’une source de rayons X servant à « photographier » l’architecture des cristaux protéiques. Travailler à la source synchrotron à Cornell était une aventure en soi. Ce travail a finalement abouti à la publication d’un article sur les nucléases de famille O.L.D., dont je suis très fière.

Si les soirées dans les fraternités avaient leur charme, je suis plutôt soulagée qu’elles soient derrière moi. Diplôme en poche, je suis partie directement pour l’Université de Cambridge où j’ai entamé un doctorat dans le département de chimie. Je me suis lancée dans un projet portant sur la synthèse de polymères et la rhéologie – l’étude des propriétés mécaniques des substances visqueuses. Bien que charmée par Cambridge et ses collèges, le laboratoire où j’avais atterri ne me convenait pas du tout. Heureusement, j'ai pu être transférée au Terahertz Applications Group du professeur Axel Zeitler, dans le département de génie chimique.
Changer de groupe, et donc de recherche, fut un défi inattendu qui m’a forcé à réfléchir sur ce qui me plais dans la recherche et ce qui me fascine véritablement. Je crois enfin l’avoir trouvé dans les lasers – cette fois à l’autre bout du spectre électromagnétique des rayons X. Jamais je n’aurais imaginé que j’étudierai la chimie physique et l’optique alors que je n’ai suivi que des cours de chimie SL et aucune classe de physique au BI !
En me réorientant, j’ai dû suivre davantage de cours fondamentaux, et m’acharner sur des mathématiques dites « de base ». Changer de domaine aussi abruptement m’a fait apprendre qu’être perplexe et parfois perdue permet de se poser les bonnes questions, et que même les plus expérimentés s’interrogent parfois tout autant que les nouveaux entrants !
Je suis très heureuse à Cambridge, et je suis d’autant plus que cette petite ville n’est qu’à une heure de Londres ! Cela m’a permis de multiplier les retrouvailles avec la promotion de 2019 !
Haut-Lac Alumni Magazine
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